dimanche 4 août 2013

NdS # 21 - Outlaw - Frédéric Czilinder

Outlaw - Frédéric Czilinder

Illustration de Tony Patrick Szabo


Dans ma liseuse, cet été, il y avait pas mal de webzine (j'aime ma liseuse, elle fait beaucoup de bien à mon dos) dont celui d'Outremonde, Univers 12, sur le thème des Hors-la-loi.
Je connaissais déjà la merveilleuse nouvelle d'Aurélie Wellenstein (des éco-terroristes avec des têtes d'animaux, une journaliste qui les suit, une fin trouble, qui couvre l'univers d'un voile d'incertitude et d'angoisse) alors je me suis dit que c'était un signe et je me suis lancée. Et je n'ai pas été déçue. Dès la première nouvelle, celle qui fait l'objet de cet article, j'ai été attrapée (mais comme je n'ai pas beaucoup de temps, je préfère me consacrer à mon coup de coeur et écrire mon avis sur l'ensemble du webzine quand j'aurai plus de temps).

Pourquoi lire cette nouvelle ?

Pour l'idée géniale : des zombies comme attraction dans un parc. Des décors dignes des plus grands westerns, des images fortes et surtout un personnage très attachant, malgré sa condition.

Un personnage ?

Le Doc' pour le pétillement qu'il apporte dans ce monde un peu rude.

Une scène clé ?

La fin, qui m'a tiré une petite larme. Je ne m'y attendais pas et j'aime être surprise. Un très bon point.

Un petit aperçu ?

J'en ai marre de cette mort. Il y a des jours où je rêve moi aussi de chevauchées dans les plaines, de liberté. Je voudrais parfois être pour de vrai un de ces pistoleros que je campe plus ou moins maladroitement, un cavalier sans dieu ni maître galopant vers le soleil couchant.

Où trouver la nouvelle ?

Sur le site d'Outre monde : par ici.



mardi 23 juillet 2013

Des webzines pour l'été



La période estivale est propice à la lecture (du moins, de mon côté), je profite de mon temps libre pour rattraper le retard pris au cours de l’année passée. Et malgré mon accès internet restreint, j’aime bien aller voir ce qui sort sur le net (n’ayant pas de librairie à portée de main).
Aujourd’hui, je vais donc faire un peu de pub pour un webzine fort sympathique et un hors série qui semble prometteur.

J’ai déjà parlé du webzine Ymaginères à travers le numéro spécial Tolkien (que je savoure petit à petit). Il s’agit dans ce numéro de mettre en avant les trois nouvelles lauréates du concours YmaginèreS/L’Atalante et des Joutes de l’Imaginaire 2013. 






Au sommaire :

"La Substitution" de Lachésis (1ère au concours), illustrée par Vianney Carvalho et Elesabeth Kalinowski

"El Diablo del Dormitorio" d'Aaron McSley (2ème), illustrée par Vianney Carvalho

"La mort du risque" de Tepthida HAY (3ème), illustrée par Chibi Dam'z

et 


"À la conquête des mers australes" de Mike Barisan (1ère), illustrée par Erwan Seure-Le Bihan et Pascal Vitte


"Que le spectacle commence !" de Solenne Pourbaix (2ème), illustrée par Reya


"Planète de mes rêves" d'Eva Simonin (3ème), illustrée par Karin Waeles



L’autre webzine est le numéro deux de Nouveau Monde.



Petite présentation de l’éditeur : Terres dévastées, apocalypse, assassins, chevaliers, loups-garous, magiciens, bateaux volants, stations orbitales, Templiers, voyage dans le temps, mousquetaires...

SF, Fantasy, Fantastique et Horreur sont au rendez-vous !


Au sommaire les nouvelles de :

Adeline Neetesonne
Virginie "Kali" Gros
Alizée Villemin
Pascal Bléval aka Scalp
Romain Billot
Philippe H. Besancenet
Jérémy Semet
Vianney Carvalho
Patrick Cialf
Nikø

Nouvelles qui sont illustrées par Vianney Carvalho, Chane et Virginie "Kali" Gros.

De quoi voyager loin sur les sentiers de l’imaginaire !

Bref, jetez-vous dessus si vous cherchez des nouvelles pour l’été, à déguster d’une traite ou bien par petites bouchées.

jeudi 18 juillet 2013

Au service des insectes - Cindy Van Wilder

Deuxième parution de la collection E-Courts des éditions Voy’el, Au service des insectes est une nouvelle qui permet de voyager dans un monde étrange qui mélange habilement catastrophe, servitude des hommes et désir réflexion sur l’entente entre les êtres. 



Pour vous donner un aperçu, voici la présentation du l’éditeur :

La peste a ravagé les cités-murailles. Jadis protégées derrière leur dôme, survolées de glorieux aéronefs, elles ne sont désormais plus que ruines où errent les survivants. Les Insectes ont envahi les territoires laissés vacants par les hommes. Leurs ruches s’élèvent fièrement à la conquête du ciel. Bess est l’une des femmes recrutées pour prendre soin de leurs larves, ce qui lui assure un minimum de confort. Mais en ces temps de dévastation, que peut encore attendre de l’avenir une humaine qui a tout perdu ?

Extrait : « Jeannie jeta un coup d’œil par l’unique fenêtre de leur refuge et grogna.

— Les voilà !

Inutile de demander de qui il s’agissait. Les Insectes respectaient l’horaire à la lettre. Bess perçut le battement d’ailes régulier, désormais familier, à travers la porte de bois. Jeannie l’ouvrit. Deux Guêpes, les plus féroces des Insectes, les attendaient. Nulle parole ne fut échangée. Imitant ses équipières, Bess se saisit d’une lampe et sortit à son tour dans la fraîcheur du petit matin. »

À la lecture de ce texte, j’ai rencontré plusieurs sentiments : 

La curiosité d’abord : on y suit le quotidien d’une femme, Bess, dont le travail, d’abord obscur, se dévoile par petites touches. Le plus intéressant ici est la tension créée entre l’atmosphère oppressante qui entoure Bess et ses collègues et le ton du personnage, à la fois curieux et résigné.

La peur ensuite : une peur sourde comme les battements d’ailes des guêpes, comme les claquements des mandibules, comme l’omniprésence des insectes. L’espèce humaine, résignée, a courbé l’échine devant ces êtres plus forts et plus dangereux qu’eux. L’aspect post-apo de la nouvelle est teinté d’un pessimisme léger mais bien présent qui donne à la situation une profondeur nouvelle, sombre, désespérée que le personnage de Marge illustre parfaitement.

L’espoir aussi : parce que Bess se bat pour ne pas sombrer, parce qu’elle n’est pas tout à fait résignée, parce que sa curiosité la maintient éloignée de la détresse et de la folie.

La frustration enfin : parce que la nouvelle a soulevé des questions auxquelles j’aurais aimé avoir des réponses. L’univers décrit, les relations entre les hommes et les insectes sont présentés avec un soin particulier et une réflexion soutenue qui donne envie d’en apprendre plus, de connaître les raisons et les conséquences de certains actes, de plonger plus en profondeur dans ce monde et dans cette écriture très évocatrice. Je croise les doigts pour pouvoir lire un jour un autre texte de l’auteur se déroulant dans cet univers.


Le texte, comme les autres publications de la collection E-Courts, peut être télécharger dans toutes les librairies numériques et n'hésitez pas à passer faire un tour sur la page de la collection pour d'autres informations.

lundi 8 juillet 2013

Focus : Aude Cenga

Aude Cenga est l’une des nouvellistes qui ouvrent la collection Micro de Walrus (dont on a déjà dit beaucoup de bien ici). Ayant déjà rencontré le style de l’auteur, je me suis précipitée sur ses deux nouvelles pour aller au-delà des extraits lus çà et là. 




Les Saigneurs

Résumé de l’éditeur : À Abaddon, ce cloaque nauséabond, on rate sa vie et on se suicide pour tuer le temps. Les humains s’accommodaient de la situation jusqu’au jour où les vampires décident de révolutionner le paysage audiovisuel abadonnien. Ils produisent un nouveau genre de télé-réalité, fun et familial, où les candidats s’entretuent en direct pour gagner quelques billets. Les créatures profitent de l’engouement pour sélectionner leurs futurs membres grâce au concept phare : Deviens un vampire. Et les jurés ont leur propre conception de la perfection.


Le résumé m’a séduite et j’ai été heureuse de découvrir que l’humour noir qui le caractérise se retrouve aussi dans la nouvelle. L’idée de la télé-réalité vampirique est sympathique mais ne serait pas grand-chose sans l’angle choisi par l’auteur, sans la dérision et le cynisme de son écriture. Tout repose sur le fait que l’humanité sombre petit à petit dans la déchéance et la grisaille, plus rien ne les intéresse et même les télé-réalités les plus absurdes ou les plus horribles ne suffisent pas à maintenir leur attention. L’émission Deviens un vampire permet un sursaut d’intérêt chez les téléspectateurs et on découvre alors que les vampires profitent plus de la vie que l’humanité qui se contente de la suivre sur ses écrans.
Une nouvelle à prendre au troisième ou quatrième degré servit avec un cynisme des plus savoureux.



Anastasis


Résumé de l’éditeur : Perdu dans un blizzard terrible au milieu des montagnes américaines, Lodrick fait une sinistre rencontre qui va changer sa vie à tout jamais. De retour en France quelques semaines plus tard, ce n’est plus le même homme : tiraillé par une faim carnassière et sans limites, il semble possédé par une présence diabolique. Samia, sa compagne, ne le reconnaît plus. Pire, elle sent la peur l’envahir une fois rentrés à la maison : l’amour se change en terreur et l’appartement en tombeau. Car celui qui est revenu du désert glacé n’est plus Lodrick : c’est un ennemi, un envahisseur. Une menace sombre plus vieille que l’Humanité elle-même, et qui est bien décidée à prendre le pouvoir.


Tout comme Les Saigneurs, Anastasis, fait preuve d’un humour noir, sombre, qui filtre souvent avec l’horreur mais qui m’a tout de même fait sourire à plusieurs reprises. Ici aussi, nous sommes en présence de créatures sorties des peurs les plus enfouies des hommes mais la comparaison s’arrête là. Anastasis est un texte cruel, sans concession, violent et empli de rage. Si j’ai trouvé le début bien mené, j’ai eu l’impression, par la suite, que l’auteur a préféré mettre en avant les ambiances et les descriptions au détriment d’une intrigue un peu plus développée. Je suis ressortie de ma lecture un peu frustrée par le manque d’explications de fond mais la tête emplie d’images terrifiantes.



Pour lire les nouvelles n'hésitez pas aller voir la page de l'auteur sur le site des éditions Walrus

mardi 2 juillet 2013

Dragon de Glace - George R. R. Martin

Titre : Dragon de glace.

Auteur : George R. R. Martin

Éditeur : Actu SF

Nombre de pages : 191

Prix : 12 €

Couverture : Andy Brase 



Quatrième de couverture : 

“D’un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d’un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche.
S’il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait.
S’il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n’en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs.
Le dragon de glace soufflait du froid.”

Auteur du fabuleux cycle du Trône de Fer, George R. R. Martin nous prouve à travers les quatre nouvelles de ce recueil qu’il est aussi bon romancier que nouvelliste. Il sait tisser des intrigues passionnantes et des personnages puissants, aussi attirants qu’inquiétants.

Ce recueil contient notamment L’Homme en forme de poire, prix Bram Stoker et Portrait de Famille, prix Nebula.

Mon avis : 

On ne présente plus George R. R. Martin le fantastique auteur du Trône de Fer. Ayant commencé il y a peu la saga, j’ai décidé de faire une pause pour m’intéresser à ce petit recueil dont j’avais entendu beaucoup de bien. Composé de quatre nouvelles, il permet de retrouver l’auteur de fantasy grâce aux deux premières et de découvrir (si vous ne lui connaissiez pas cette casquette) l’auteur de fantastique à travers les deux autres.

Dragon de glace : la nouvelle qui donne son titre au recueil raconte l’histoire d’une petite fille née en hiver dont le caractère et la sensibilité sont liés à cette saison. La vie de celle-ci est rythmée par l’attente de son anniversaire car, si son fermier de père, son frère et sa sœur s’enthousiasment à l’arrivée de l’été, elle elle attend avec impatience l’arrivée du froid qui annonce celle du dragon de glace, créature rare et indomptable à laquelle elle s’est liée d’amitié.
De ce texte, j’ai avant tout retenu la facilité avec laquelle George R. R. Martin m’a attachée à son personnage. Une page et demie a suffi pour me donner l’envie de tout savoir sur elle, de suivre avec passion ses aventures et ses réflexions, de lire au plus vite la suite pour apprendre ce qui allait arriver. La fin de la nouvelle m’a chamboulée aux larmes par sa manière de mêler résignation et bonheur à venir. Une très jolie rencontre, loin des intrigues de Westeros mais qui montre que l’auteur est un grand écrivain en plus d’être un grand conteur.

Dans les Contrées perdues est une autre nouvelle de fantasy même si, par sa forme et le déroulement de son article, je la rapprochais plus au conte. L’histoire contée est celle d’une sorcière, Alys la Grise, qui ressemble à celles qui ont bercé mon enfance (une vieille femme qui vit dans un petit village, crainte et respectée) et qui a pour particularité de ne jamais refuser ce qu’on lui demande. Lorsque la Reine lui réclame le pouvoir de se changer en loup, Alys la Grise part dans les Contrées perdues, étendue hostile, située par delà les montagnes et peuplée de créatures qui peuplent l’imagination des hommes. L’intrigue m’a semblé moins profonde que celle de la nouvelle précédente mais les deux sont liées par l’amertume que j’ai ressentie à la fin. Si dans Dragon de Glace, elle est voilée par un sentiment de joie familial, elle est exacerbée dans ce texte par l’aspect froid d’Alys et par la conclusion que connaît le couple formé par la reine et son champion.

L’homme en forme de poire est une nouvelle fantastique assez classique mais servie par une écriture qui fait lentement monter la paranoïa et du personnage et du lecteur. Nouvelle angoissante, elle est mise en avant par cet homme, en forme de poire, qui n’a d’autre identité que celle-ci et qui passe ses journées à manger des chips et boire du coca, tout en observant les allées et venues de la jeune femme qui vient d’emménager dans le même immeuble que lui. La tension crée par ce regard et par l’inquiétude grandissante de cette femme est savoureuse et la fin, classique certes, toujours aussi efficace.

La dernière nouvelle, Portrait de famille, met en parallèle les relations entre un auteur et sa famille et un auteur et ses personnages. Relations conflictuelles, fusionnelles, désespérées, elles permettent à Martin de mettre en avant toutes les psychoses de l’être humain avec une plume sèche, dure, qui ne fait aucune concession. Ici encore, la chute nous plonge dans une réflexion amère qui m’a laissé un goût de bile dans la bouche.

Un recueil qui s’avère à la fois très divers mais qui s’attarde à mettre en avant les côtés les plus obscures de l’être humain et les conséquences, parfois dramatiques, de ses choix. À lire sans hésitation.

Le petit plus :

L’ambiance des nouvelles entre postulats classiques, dépaysement, atmosphères oppressantes et émotion.

samedi 29 juin 2013

Des nouvelles au soleil

Pas de chronique pour le moment parce que je profite de mes vacances pour lire une partie des nouvelles de ma PAL mais je vous concocte quand même un article sur mes lectures en cours et donc sur les avis à venir. 






Dragon de Glace est un recueil de George R. R. Martin dont j’ai beaucoup entendu parler sans me motiver à le lire. C’est chose faite (grâce à la fin des concours et un après-midi ensoleillé passé aux Jardins des Tuileries) et je suis contente d’avoir sauté le pas. De Martin, je ne connaissais que la facette auteur de fantasy grandiose et complexe ; ce recueil m’a permis de rencontrer l’auteur d’un fantastique ambigu et empli d’angoisse. 






Le premier titre de la collection « Micro » des éditions Walrus (Cosmic Karma dont on parle ici) m’ayant beaucoup plu, j’ai décidé de télécharger deux nouvelles d’un auteur que je ne connaissais pas mais dont j’attends désormais les prochains textes avec impatience : Aude Cenga. Là encore, une chronique à venir très bientôt mais, pour vous donner un aperçu, c’est plein de noirceur, de cynisme et très incisif.






Je continue aussi ma découverte de la collection E-Courts des éditions Voy’el avec la nouvelle Au service des insectes de Cindy Van Wilder. Si les nouvelles de Vanessa Terral m’avaient dépaysée, celle de Cindy Van Wilder dévoile un univers beaucoup plus apocalyptique mais tout aussi maîtrisé.


Plus qu’à rédiger toutes ces chroniques et continuer mes lectures !


dimanche 23 juin 2013

NdS #20 - Les Vagues de Clamatlice et Saison de pluie sur Clamatlice - Vanessa Terral.

 Les Vagues de Clamatlice et Saison de pluie sur Clamatlice – Vanessa Terral.



Pour reprendre les nouvelles de la semaine, je vous propose de découvrir la collection E-courts des éditions Voy’el. Dédiée aux textes courts publiés uniquement en numériques, elle met en avant des auteurs français à découvrir ou redécouvrir.


Pourquoi lire cette nouvelle ?

Pour les ambiances et les décors (les plages de sable émeraude, la puissance qui régit la planète mais qui reste discrète). Pour l’écriture aussi très recherchée et évocatrice de Vanessa Terral et son univers peuplé d’animaux totem sages, fascinants et terribles.


Un personnage ?

Grand-mère Colimaçon. Elle possède une sagesse certaine qui ne se perçoit qu’à travers le regard de la petite Luccine.


Une scène clé ?

La rencontre entre Noota et la Colère de la mer.


Un petit aperçu ?

Clamatlice, un monde bien loin de notre Terre, surprend les voyageurs par ses plages de sable vert, ses deux lunes, sa végétation singulière et son surnom : la Planète aux Mille Pensées. Les premiers colons évoquent parfois, à mi-voix, des créatures gigantesques et une nature guidée par une forme de conscience. Bien entendu, les nouveaux arrivés – tel Noota, un jeune surfeur – ne croient pas à ces superstitions…
Jusqu’à ce que Clamatlice murmure à leur esprit.



Où trouver la nouvelle ?

Dans les librairies numériques habituelles (FNAC, Amazone, Immatériel par exemple).

Pour plus d’informations sur la collection E-Courts, n’hésitez pas à faire un tour sur leur page Facebook !

mercredi 19 juin 2013

Renaître dans les orages

Ces dernières semaines, je n'ai pas pu me consacrer au blog. Je m'en excuse et rejette honteusement la faute sur les concours qu'il m'a fallu passer. 

Heureusement, les concours sont terminés et j'ai enfin le temps de me consacrer à nouveau au blog et aux nouvelles.

En attendant, je rattrape mes heures de lecture en retard ! De nouveaux articles arrivent très vite !




dimanche 28 avril 2013

Nouvelle de la semaine - Cosmic Karma



Les éditions Walrus, connu pour ne publier que sous format numérique, viennent de se lancer dans la publication de nouvelles et moi je n'ai qu'une chose à dire : Félicitation et longue vie à Micro, la nouvelle collection spécialisée dans les textes courts.

Et pour lancer cette collection, une nouvelle de Jérémy Semet : Cosmic Karma qui est donc notre nouvelle de la semaine (mais sous une forme un peu particulière).

Tout d'abord, parlons de l'objet en lui-même : comme d'habitude avec Walrus, l'aspect est très soigné, bien mis en page, avec, en bonus, une galerie d'illustrations de Vianney Carvalho à la fin du texte (j'ai lu la nouvelle sur tablette j'ai donc eu droit aux illustrations en couleurs mais pour les avoir vues aussi sur ma liseuse, je peux vous dire que le noir et blanc ne gâche rien). Bref, encore un beau fichier agréable à la lecture, ça commence bien !

Ensuite, la nouvelle : Sid est un convoyeur spatial en route pour une lointaine destination. Seul à bord de son vaisseau-cargo, livré à lui-même, il laisse petit à petit son esprit partir à la dérive. D’aussi loin qu’il puisse se souvenir, il a toujours voulu être pilote : naviguer, il ne sait faire que ça. Il devrait donc se sentir dans son élément. Mais quelque chose cloche. Le vaisseau grince d’une façon étrange, des ombres le hantent et l’oppressent. Tout cela a peut-être un rapport avec un souvenir lointain, si lointain que pour en découvrir le secret, Sid doive traverser l’univers… (Je pique à Walrus le résumé, je suis nulle pour ce genre de choses).


Ce que je retiens de cette lecture c'est avant tout le style un brin angoissant, digne d'un huis clos policier, l'atmosphère lourde, les bruitages sinistres. L'histoire en elle-même, si elle ne me convainc pas entièrement parce qu'un peu trop obscure sur certains points est rattrapée par la voix du narrateur et le suspense qui se resserre à mesure que le vaisseau-cargo s'enfonce dans l'espace.

En bref, une jolie manière d'ouvrir une collection avec un texte percutant qui se lit très facilement et qui nous emporte loin dans les étoiles !


Si vous voulez vous procurez ce texte, vous le trouverez sur les plateformes de téléchargement habituelles ou via le site de l'éditeur : http://store.walrus-books.com/cosmic-karma

lundi 8 avril 2013

Origines # 2 - Lovecraft

Après Maupassant, voilà le moment de se replonger dans l'univers mystérieux et horrifique de Lovecraft, un auteur prolifique de la première moitié du XXème siècle. Les éditions Mnémos ont sélectionné des nouvelles et novellas emblématiques réunies dans Les Montagnes hallucinées et autres récits d'exploration, avec une traduction toute fraîche de David Camus.


Pour 22,5 euros, Mnémos propose six récits étalés sur 329 pages en grand format.
J'apprécie énormément Lovecraft et je me suis régalée avec ce choix de textes.

Mes impressions :
Lovecraft, architecte de cités démesurées, mais perdues à jamais, créateur de monstres qui mènent les hommes à la folie, écrivain aux phrases tortueuses et aux légendes mystérieuses... En fait, je crois qu'il me plaît parce qu'il parle souvent de tentacules ^^ Tous les récits de ce recueil sont à la première personne du singulier, ce qui augmente l'identification aux différents narrateurs.

* "Dagon" : Un homme perdu au milieu de l'océan échoue sur une rive boueuse et rencontre un monstre des profondeurs qui marque son esprit à jamais. Une nouvelle plus évocatrice que descriptive.

* "La Cité sans nom" : Au cœur du désert, le narrateur s'enfonce dans les tréfonds d'une cité où semblent avoir vécu d'étranges reptiles.

* "Prisonnier des pharaons" : Un prestidigitateur visite avec délices les trésors de l'Égypte, mais son séjour se transforme vite en cauchemar. Une nouvelle très couleur locale, immersive. On se croirait dans les souks décrits par Lovecraft.
 

* "L'Appel de Cthulhu" : J'ai lu beaucoup de textes de Lovecraft, mais curieusement, jamais celui-là, celui qui fonde la légende de l'affreuse divinité au corps recouvert de tentacules et aux ailes de chauve-souris. Pendant la lecture, tout l'univers décrit par Lovecraft me donnait une impression de déjà-vécu, comme si la légende de Cthulhu m'était si familière que j'en connaissais déjà la teneur.
Pour le plaisir, le début :
"La chose la plus miséricordieuse qui soit au monde est bien, je crois, l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il contient. Nous vivons sur un paisible îlot d'ignorance  perdu au milieu des noirs océans d'infini, au large desquels nous n'avons jamais été destinés à naviguer. Les sciences, chacune tendue vers son propre objectif, nous ont jusqu'à présent relativement épargnés ; mais un jour viendra où le rapprochement de toutes ces connaissances éparses nous ouvrira des perspectives si terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons, que cette révélation nous rendra fous ou nous fera fuir la lumière mortelle pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres."
* "Les Montagnes hallucinées" : J'ai déjà chroniqué cette novella ici, je ne vais pas recommencer. Toutefois, je voudrais quand même redire que cette histoire de cité perdue dans l'Antarctique est un bijou.

* "Dans l'abîme du temps" : Un éminent professeur d'université vit une amnésie de cinq ans pendant laquelle sa personnalité est transformée. Lorsqu'il enquête sur cette période inexpliquée, il découvre un peuple à la sagesse incroyable mais à l'aspect repoussant. Et leurs ennemis sont pires encore... C'est peut-être l'histoire du recueil que j'ai la moins aimée car elle vire parfois au catalogue de descriptions de la cité, des mœurs ou des caractéristiques des créatures qui intéressent le héros.

vendredi 5 avril 2013

"Nuit blanche" - Sylvie Chaussée-Holstein

Sur le site adopteunauteur.fr, le principe est simple : des auteurs proposent d’envoyer certains de leurs ouvrages gratuitement à des lecteurs qui en échange, doivent les chroniquer sur leur blog ou sur une librairie en ligne (type Amazon). Les œuvres fournies le sont en format numérique.



Cela permet d’une part de découvrir de jeunes auteurs, d’autre part de faire la publicité de livres auto-édités ou publiés par de petites maisons d’édition (reprise flemmarde de la présentation sur mon blog).

La semaine dernière, j'ai adopté Sylvie Chaussée-Holstein et sa nouvelle-thriller "Nuit blanche".

Mes impressions

Pourquoi lire cette nouvelle ?

Parce que le style est soigné, l'ambiance bien travaillée, et le tout nous plonge dans une tempête de neige effrayante qui annonce des événements effrayants.

Un personnage ? 
L'auto-stoppeur en t-shirt, bleu de froid, à l'air jeune. Est-il une aide (quand il aide à mettre les chaînes sur les pneus de la voiture dans la tempête de neige) ou une menace (après tout, l'héroïne ne connaît rien de lui). La narration joue beaucoup sur cette ambiguïté. C'est un des points forts du texte.


Une scène clé ? 

Lorsque les deux protagonistes dégagent le chemin d'une énorme branche. Est-ce un piège ? L'un d'eux va-t-il en profiter pour blesser ou abandonner l'autre ?

Un petit bémol ?
La fin arrive très brusquement et n'est pas introduite assez en amont dans la nouvelle pour que j'y adhère vraiment. De plus, trop de questions restent en suspens à mon goût.

Où trouver la nouvelle ?
Cliquez sur le titre sur la fiche de l'auteure, et un lien vous redirigera sur sa page Amazon.

D'autres auteurs proposent d'adopter leurs nouvelles sur le site, donc une fois que vous aurez fini celle-là, n'hésitez pas à fouiner sur d'autres fiches^^
M.

jeudi 4 avril 2013

L'Amicale des jeteurs de sorts - Thomas Bauduret et Christophe Thill

Pour l'anthologie officielle de Zone Franche 2013, festival de l'imaginaire de Bagneux, Malpertuis a fait un pari original : traiter le thème de la sorcellerie à travers des textes fantastiques.


Titre : L'Amicale des jeteurs de sorts

Auteurs : Nico Bally, Karim Berrouka, Emmanuelle Cart-Tanneur, Olivier Caruso, Lucie Chenu, Julie Conseil, Bénédicte Coudière, Romain d’Huissier, Robert Darvel, Frank Ferric, Laurent Fétis, Jacques Fuentealba, Anthelme Hauchecorne, Léo Henry, Julien Heylbroeck, Bernard Leonetti, Claude Mamier, Laurent Mantese, Christian Perrot, Simon Sanahujas, Jean- François Seignol, Ketty Steward, Sylas, Jan Thirion.

Pages : 337

Prix : 16 euros




Quatrième de couverture :
Et si un simple baladeur pouvait déterminer l’avenir ? Pourquoi un homme se passionnerait-il pour un couple de siamois somnambules et télépathes ? Des accros au fast-food peuvent-ils créer à leur insu une nouvelle forme de magie ? Les bonnes actions guérissent-elles le cancer ?


Tous les magiciens ne portent pas des chapeaux pointus, certaines sorcières se passent aisément de baguette ou de balai. Ils sont parmi nous, et les courants de magie serpentent dans les endroits les plus banals, s’invitent dans les objets de tous les jours et peuvent même sillonner l’espace intersidéral. Vingt-quatre auteurs ont relevé le défi et vous invitent à les rencontrer. Ils ont promis-juré de ne pas changer un seul lecteur en crapaud.


Mon avis :
Une anthologie de qualité, avec cependant des nouvelles bien plus ensorcelantes que les autres à mon goût.
Panorama des textes qui m'ont envoûtée ci-dessous.

Je commence par mes deux coups de cœur :
* "Le sorcier de Bressac" de Laurent Mantese : Trois cadres perdus dans la campagne se réfugient dans un vieux château. La nouvelle joue sur les contrastes : contraste entre le ton très XIXème et le contexte moderne dans lequel évoluent les héros, contraste entre l'ambiance sinistre et l'incrédulité des personnages. Finalement, cela donne une nouvelle à la fois horrifique et humoristique. Un petit bémol pour la fin que j'ai trouvée un peu précipitée.

* "Le Marchand de réalité" de Simon Sanahujas : Plus que l'histoire, qui mêle les thèmes de la magie et la quête de pouvoir, c'est la narration qui m'a séduite. L'auteur s'est livré à un exercice de style très original qui mélange deux possibles dans les rêves d'un oniromancien, sur demande d'un jeune noble désespéré.

Suivent les potions très agréables à avaler :
* "Bataille" de Claude Mamier met en scène une partie de cartes cruelle entre Titania et Obéron. L'ennui qui pèse sur leurs existences menace les humains. Le ton est plutôt mélancolique.

* "La Nuit où tu m'aimeras" de Jean-François Seignol : Un texte qui met du temps à démarrer jusqu'à ce qu'on s'habitue à la chaleur et à la moiteur de Buenos Aires. On se laisse alors entraîner par la sensualité des  corps unis par le tango.

* "Amour, siamois et sorcellerie" de Robert Darvel. Pour vous mettre dans le ton tout de suite, voilà comment débute la nouvelle :
"Si on vous demande pourquoi moi, Georges Chevat-Crozet, j'ai quitté mon adorable fiancée pour vivre avec un homme-tronc nanti d'un unique bras étiolé comme un tubercule, racontez l'histoire qui suit."
Ce récit loufoque implique une sœur et un frère siamois qui s'affrontent au moyen de l'alchimie, un observateur placide et la naissance d'un amour inattendu. Rires en perspective.

* "Magic Best-of" de Julien Heylbroeck : Un groupe d'hommes adeptes de junk food se retrouve aux prises avec une secte de sorciers mystérieux. De nombreux rebondissements dans cette nouvelle humoristique très réussie, où l'on s'attache vite aux personnages principaux.

* "Le butô atomique" d'Anthelme Hauchecorne : Maudit par une sorcière, un malade du cancer raconte son histoire à son médecin avec cynisme. Un texte drôle et dynamique.

* "Hong Kong by Night - Vengeance pour un dragon" de Romain d'Huissier : Ce texte exotique nous transporte dans les ruelles mal famées d'Hong Kong à la poursuite de créatures maléfiques. Une nouvelle très immersive.

* "Tordre le cou à la pensée magique" de Léo Henry : Un homme voit le futur dans son IPod, ce qui lui attire pas mal d'ennuis. Une nouvelle-thriller avec une chouette bande-son.

* "Vaisseau d'espoir, comment es-tu devenu vaisseau de douleur?" de Karim Berrouka: Dans ce texte de Science-fiction, les vaisseaux sont propulsés dans l'espace par une force étrange et inquiétante. L'auteur fait bien monter la sauce de l'horreur, notamment grâce au ton grinçant de son narrateur.

En bref, à des textes plus classiques dans la forme ou les idées, répondent de belles trouvailles d'écriture.
M.

lundi 1 avril 2013

C'est lundi, vous lisez quoi ?

Le "C'est lundi, vous lisez quoi ?" est un rendez-vous inspiré de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books. C'est Mallou qui commence à développer l'idée en France, depuis reprise par Galleane (voilà pour la petite histoire).

Un petit panorama de mes lectures en train et à venir en ce lundi de Pâques.


* En ce moment, je déguste l'anthologie officielle du festival Zone Franche 2013, qui envisage la sorcellerie sous l'angle fantastique :


Je ne suis pas fan de la couverture, mais pour le moment, la plupart des nouvelles que j'ai lues m'ont plu. Chronique incessamment sous peu.



* Quand j'ai vu qu'un recueil nouvellement traduit de novellas de Lovecraft sortait chez Mnémos, je n'ai pas résisté et je me le suis procuré. J'ai hâte de me plonger dans les mondes ténébreux de l'auteur torturé et de ses dieux maléfiques (et de les partager avec vous ^^)





* Et enfin, je compte terminer cette série de recueils par la dernière anthologie de Sombres Rets, Le Monde de la Nuit :





Et vous, que lisez-vous ou projetez-vous de lire en ce lundi de Pâques ?
M.

dimanche 17 mars 2013

NdS #18 - "Les Maîtres de maison" - Jack Vance

Pour une fois, je suis à l'heure pour vous présenter la nouvelle du mois en téléchargement gratuit sur le site du Belial ^^

Pourquoi lire cette nouvelle ? 
Une énième exploration de planète, se dit-on en ouvrant le fichier... Mais en fait, il s'agit plus d'une redécouverte de notre planète que de celle de l'étoile BCD-1169. Le débarquement des astrographes fait penser à celui des conquistadores en Amérique dans leurs échanges méfiants avec les indigènes. Le ton de la nouvelle est grave, mais la fin inattendue et savoureuse.


Un personnage ? 
Les extraterrestres, étrangement familiers (ils sont humanoïdes et parlent anglais^^), pour certains hostiles (les Sauvages), pour certains accueillants (le Maîtres de maison), pour d'autres mystérieux et vaguement menaçants (les Serviteurs).

Une scène clé ? 

Lorsque les explorateurs se rendent compte que même s'ils parlent anglais et leur ressemblent, les Maîtres de maison se fichent comme d'une guigne de la Terre ainsi que des us et coutumes de ses habitants^^

Un petit aperçu ?
— Comme vous avez pu le voir, le commandant Emerson et son équipage ont vécu une expérience particulière.
— Particulière ? Ben Heynauld émit un sifflement. Bel euphémisme !
— Mais qu'est-ce que ça signifie ? demanda Pritchard. Ces gens qui parlent anglais !
— Et qui ignorent tout de la Terre !
— Emerson et moi avons formulé une hypothèse, reprit Caffridge de sa voix sans timbre. Nous étions mystifiés aussi. Qui sont les Maîtres de maison ? Comment peuvent-ils parler une langue terrienne et tout ignorer de notre planète ? Comment contrôlent-ils leurs serviteurs, ces épouvantables créatures qu'on ne distingue que sous la forme d'ombres et de lumières ?

Où trouver la nouvelle ? 

À télécharger ou à lire gratuitement sur le site du Belial durant tout le mois de mars 2013.
M.

mercredi 13 mars 2013

Itinéraire bis n°5 : La Ville

Difficile de suivre l'actualité des petits webzines, voilà pourquoi nous relayons leurs parutions pour vous de temps en temps^^

Récemment est sorti le webzine Itinéraire Bis n°5 sur le thème de la Ville (un thème que j'adore !) avec au sommaire :
*Petite géographie de l'Imaginaire
*Morceaux choisis - La ville dans la littérature classique (Dickens, Zola, Hugo, Baudelaire)
*Nouvelles d'Agnès Evans, Marie-Anne Cleden et Guillaume Dalaudier.
*Ustensiles de style - La ville dans la fiction : support de description ou personnage à part entière ?

Vous le trouverez à cette adresse.
Bon voyage !
M.

mardi 5 mars 2013

Fragments d'une fantasy antique.

Anecdote : Grande amatrice de mythologie, je suis entrée dans le microcosme de la littérature SFFF française à travers l'anthologie Les Héritiers d'Homère (éditions Argemmios). Lorsque j'ai appris que Mnémos allait sortir un recueil autour des mythologies gréco-romaines, je me suis armée de patience pour en attendre la sortie. 



 


Titre : Fragments d'une fantasy antique

Auteurs : Romain Aspe, Fabien Clavel, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Jeanne A. Debats, Nicolas Delong, Sylvie Miller & Philippe Wrad, Rachel Tanner.

Anthologiste :
David K. Nouvel

Éditeur :
Mnémos

Nombre de pages : 240 pages

Prix : 17 €

Couverture :
Rainbowchaser / Dreamstime

Quatrième de couverture
: N’avez-vous jamais rêvé de… 

Devenir le plus grand architecte du monde ?
Trouver des fragments perdus d’un roman à succès ?
Vous venger des Dieux… ou bien devenir leur détective privé attitré ?
Toucher un objet et savoir tout de son histoire ?
Répondre à la célèbre énigme du Sphinx ?
Mettre un terme à la faim dans le monde ?
Ou aimer un bel Apollon au point de l’avoir dans la peau ?

Neuf auteurs français, guidés par Homère et Virgile, sont partis en expédition dans le royaume d’Hypnos cueillir pour vous ces quelques fragments de rêves, et, telle une Pénélope des temps modernes, les ont tissés pour en faire des histoires, belles et vives, sanglantes et graves, anciennes et modernes. Ils ont, lors de leur périple, parcouru les immenses domaines de Rome et d’Athènes, parlé aux Dieux, mangé à la table de Trimalchion et se sont reposés sur les bords du Vésuve endormi. De retour sur nos rivages, ils sont maintenant le souffle contemporain des Muses. Écoutez leur chant, lisez leur prose, dégustez-les.
Ils sont à vous.

Ces huit nouvelles ont été écrites dans le cadre du colloque « L’Antiquité gréco-latine aux sources de l’imaginaire contemporain » (7-9 juin 2012), organisé avec le soutien de l’École Pratique des Hautes Études et de l’Université de Rouen, afin de démontrer la vivacité de l’héritage gréco-latin dans les fictions contemporaines de Fantastique, Fantasy et Science-fiction.

Mon avis :


Dans l'ensemble, je dois reconnaître que j'ai bien fait d'attendre. Cette anthologie a été à la hauteur de mes attentes et plus encore.

Tout d'abord, avec la première nouvelle, « Sur un fragment perdu du Satyricon ». En choisissant d'écrire un des chapitres perdus du Satyricon, Fabien Clavel se met sous le patronage des grands auteurs antiques. Plutôt que de s'appuyer sur un mythe, il préfère travailler autour de la mythologie qui s'est créée autour de ce texte. L'histoire qui est racontée dans ce fragment perdu est celle d' homme qui va tomber sous le charme de Giton et tout faire pour se rapprocher au plus de l'être aimer. Au-delà de l'histoire d'amour, il y a une véritable mise ne avant de la vie Romaine. Les cultes, la vie quotidienne, la religion, tout y passe, il y a non seulement une vraie recherche sur la société mais aussi une recherche sur le style du Satiricon. Un bel exploit de la part de l'auteur et une jolie ouverture.

Le texte suivant, « Le miroir d’Electre » de Jeanne-A. Debats est étrange. Aujourd'hui encore, je ne sais si je l'ai aimé ou non. Il y a une complexité chez les personnages qui m'a perdu. L'absurdité de l'univers avait des reflets de l'Écume des jours mais je m'y suis parfois un peu trop perdue (m'accrochant au titre comme à une bouée). La manière dont Jeanne-A. Debats revisite le mythe d'Electre est intéressant et j'aurai aimé que le texte ce recentre sur le mythe plutôt que sur l'idée tentaculaire dévoilée à la fin (et qui m'a semblé trop compliqué à appréhender).

En revisitant le mythe du labyrinthe, Romain Aspe propose une nouvelle spirituelle sur les désirs des hommes. Icar est à la fois un fils aimant et un jeune homme qui brise les règles au risque de s'y brûler. Si j'ai trouvé le début intéressant mais sans trop savoir par quel bout le prendre, la réflexion sur la vraie nature du Labyrinthe m'a conquise et j'en suis sortie avec ce sentiment étrange entre l'incompréhension et l'émerveillement.

« Le Sphynx » de Rachel Tanner est une nouvelle extrêmement courte et efficace. L'angle d'approche est surprenant et j'en ai aimé l'aura de noirceur qui l'enveloppe. La figure du sphinx est magistralement mise en avant avec tout ce qu'elle a de bestial et de cruel. Savoureux !

Avec « Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse », Lionel Davoust nous propose une nouvelle qui prend la forme d'un rapport tout ce qu'il y a de plus officiel. Si ce genre de lecture me rebute la plupart du temps, ici, les références mythologiques distillées petit à petit et les touches d'humour noir m'ont plusieurs fois fait sourire et j'ai trouvé dans ce mélange entre mythologie et procédure un ton parfaitement délectable.

Il y a dans « Les Dieux veulent, les Dieux prennent », une réflexion sur l'être et le changement qui m'a beaucoup plu. Comment un personnage peut-il devenir son opposé (physiquement et moralement) par la faute des dieux ? Comment la colère, la rancune, peut-elle diriger toute une vie ? Nicolas Delong répond à ses questions avec une sensibilité certaine et ses personnages se nappent d'un voile de douleur et de vengeance.

Ayant déjà eu affaire au détective de Philippe Ward et Sylvie Miller, j'ai commencé « Voir Pompéi et mourir » un peu à reculons (non seulement elle est longue mais je n'apprécie pas plus que ça les aventures de Lasser). Ce n'est clairement pas une nouvelle pour moi. Trop de pulp, de rebondissement, trop peu de réflexions sur la mythologie. J'aime une nouvelle lorsqu'elle m'emporte intellectuellement pas lorsqu'elle est simplement divertissante et je n'ai malheureusement vu que le côté divertissant dans celle-ci. Je ne dis pas qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle, loin de là, les personnages sont dynamiques, l'intrigue intrigante, le côté pulp très bien dosé ; je suis certaine qu'elle peut plaire à beaucoup de monde, mais je ne suis clairement pas le public visé. Dommage.

« À couteau » de Nathalie Dau, qui vient clôturer l'anthologie est une pépite. Je m'attendais à beaucoup de choses lorsque j'ai vu le nom de l'auteur sur la couverture mais je ne pensais pas être surprise à ce point. On y retrouve la plume ultra-sensible de Nathalie Dau qui peint les sentiments humains (notamment les plus sombres) avec une justesse qui m'a fait frissonner. Apollon, dieu solaire et lumineux, se fait de plus en plus obscur, de plus en plus terrible, de plus en plus divin. Le mythe est pris sous un angle nouveau et Marsyas devient l'amant et non plus le rival. Mais toutes les histoires ont une fin et Nathalie Dau fait preuve d'un équilibre entre délicatesse et cruauté admirables pour clore la sienne en beauté.

Le petit plus : la maquette intérieure, camaïeu de brun et beige claire.

dimanche 3 mars 2013

NdS #17 Le chant du cygne - Bénédicte Coudière

Le chant du cygne de Bénédicte Coudière

Pourquoi lire cette nouvelle ?
Pour la poésie et le rythme à la fois saccadé et lancinant qui parcourent le texte.

Une scène clé ? 

Lorsque Julie commence à danser. Il y a un équilibre certain entre la fatigue du corps et la détermination de l'esprit et cet équilibre est retranscrit par la plume de Bénédicte Coudière.

Un personnage ? 

Dans un texte aussi court, il est difficile de s'attacher à d'autres personnages que le principal. Julie la danseuse à la mentalité de fer qui est grignotée petit à petit par autre chose.

Un petit aperçu ?
Bras tendu vers elle en guise d'invite, il s'est figé dans son mouvement en voyant qu'elle ne se relevait pas. Depuis quelques longues minutes maintenant, il attend, un sourire crispé peint sur le visage. Puis, lentement, d'un petit entrechat, il se rapproche de Julie.

Où trouver la nouvelle ? 

Dans l'anthologie du festival Zone Franche, L'amicale des jeteurs de sorts. Disponible sur le site des éditions Malpertuis et commandable dans toutes les librairies.

I.

vendredi 1 mars 2013

Rose-thé et gris-souris de Marie-Catherine Daniel

Anecdote : Alors que le blog était au point mort, j'ai reçu un mail de Marilyn Stellini, l'éditrice des Roses Bleues, me demandant si j'étais intéressée par la lecture et la chronique du texte de Marie-Catherine Daniel. J'ai bien sur dit oui et j'en profite pour remercier les Roses Bleues d'avoir pensé à nous envoyé ce texte, je me suis régalée. 



 


Titre : Rose-thé et gris-souris.

Auteur : Marie-Catherine Daniel

Éditeur : Les Roses bleues

Prix : 16.30€

Quatrième de couverture :



"Elle, c’est Gertrude. Y a pas idée d’avoir un tel nom et ça lui pose problème depuis la maternelle. Il y a peu, elle a décidé qu’en fait, c’était pas son vrai nom. Elle a décidé que son vrai nom, c’était Cunégonde. Elle a un humour particulier, Gertrude.
[...] Lui, c'est Dégage. C’est un chien bien élevé, alors quand on l'appelle, il obéit : il va planquer sa gale dans les cartons sous l'auvent. Il y a encore l'odeur de ses colocataires. Mais à peine désormais, parce que les humains ont arrosé l'endroit avec leurs produits détergents mais aussi parce que tous les vieux cartons ont disparu avec la meute." 

Rose-thé et gris-souris est l'histoire d'une jeune femme blessée par la vie qui, grâce à l'optimisme tenace d'un chien en quête d'amour, finit par accepter de s'ouvrir à son entourage. 
Bouleversants de tendresse l'air de ne pas y toucher, les personnages singuliers et attachants de Gertrude et du chien Dégage ne laisseront personne indifférent.

Mon avis :

Gertrude est une femme tout ce qu'il y a de plus banal, avec ses désirs, ses fantômes, ses appréhensions. Dégage, lui, est un jeune chien qui cherche une meute après avoir perdu la sienne. Ils vont se rencontrer, se tourner autour, s'éviter, se chercher. Et j'ai suivi ces vies qui se croisent avec un plaisir grandissant. Marie-Catherine Daniel nous offre une fable emplie de douceur. J'ai trouvé une profondeur extrêmement touchante chez Dégage, quelque chose de terriblement humain et à la fois de terriblement animal, définitivement attachant. La plume de l'auteur est légère, teintée d'une normalité saisissante qui nous entraîne au plus près des personnages. Ceux-ci ne sont pas plus grands, tourmentés, forts, désespérés que d'autres. Ils sont, tout simplement. Ils vivent leur vie comme si de rien n'était comme s'ils n'étaient pas des personnages mais de vrais humains. Une jolie histoire sans prétention et c'est peut-être ce qui en fait la force.

I.

dimanche 10 février 2013

NdS #16 Mystères de Vanessa Terral

Mystères de Vanessa Terral

Pourquoi lire cette nouvelle ?
Parce qu'elle introduit bien l'univers de Vanessa Terral, à la fois sombre et ponctué d'humour grinçant.

Une scène clé ?
La fin, lorsque le personnage se révèle à nouveau.

Un personnage ?
On les voit à peine mais j'ai trouvé Aimée et Désirée très intrigantes.

Un petit aperçu ?
Les suivantes se trouvèrent dans les cellules 304 er 305, les jumelles AImée et Désirée.  Carmilla s'était toujours dit qu'elle aussi serait devenue folle avec des prénoms pareils, surtout quand on savait que les deux gamines furent abandonnées à l'âge d'un an et demi dans une benne à ordures, leur patronyme accroché autour de leur cou [...]

Où trouver la nouvelle ? 
Dans le recueil Ainsi commence la Nuit que vous pouvez commander ici ou en version liseuse (ici pour les epub, là pour les formats mobi) (pour plus d'informations, n'hésitez pas à faire un tour sur le blog de l'auteur)



mercredi 6 février 2013

Sortie - L'Après-dieux - Maëlig Duval

Vous habitez Paris ou ses environs ? Vous pensiez venir faire un tour dans la capitale le week-end prochain ? Vous aimez les littératures de l'imaginaire ?

Eh bien, si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à faire un saut à la librairie l'Antre-Monde samedi prochain. Vous aurez la chance d'y croiser Maëlig Duval, l'auteur de l'Après-dieux qui y sera pour dédicacer sa novella et parler de tout et de rien avec sa bonne humeur habituelle.



Avis aux amateurs !

mardi 5 février 2013

Présumé coupable - Isabelle Guso

Anecdote : C'est la première novella qui m'est tombée dans les mains aussi, j'en garde un souvenir particulier. À l'époque de sa sortie, le texte a fait beaucoup

Titre : Présumé Coupable


Auteur : Isabelle Guso



Éditeur : Griffe d'Encre

Nombre de pages : 91

Prix : 9 €

Illustration : Zariel

Quatrième de couverture : 

Autour de mes démons, une armure de papier.
Mon Peter Pan dans sa tombe, ma forteresse.
Mentir puisqu’il le faut.
Lutter seul.
Et tenir bon.



Mon avis :
Il est difficile de parler de ce texte sans en dévoiler la thématique. De quoi parler alors ? Du personnage d'abord : un homme. Pas un homme simple (qui se prétend être simple ?), avec ses désirs, ses espérances et ses démons. Avec ses peurs aussi qu'il garde pour lui jusqu’à ce qu'un soir, après avoir peut-être trop bu (ou bien est-ce la pression, le besoin de parler qui s'est fait plus fort ?), il met un mot sur ce qu'il est.

C'est à ce moment qu'a commencé ma réflexion. Et je pense que c'est elle qui donne sa profondeur au texte d'Isabelle Guso. Il y a un équilibre entre la justesse et la simplicité de ses mots, des émotions de ses personnages. Sa manière de faire parler son héros est puissante, elle m'a enserré le coeur. Elle a réussi à ne pas le rendre pathétique mais à lui donner une profondeur qui amène à s'interroger sur son mal. Dans un univers à la fois trouble, cru et onirique, on va suivre cet homme dans son voyage à travers le Japon et jusqu'au plus profond de son esprit.


Je suis sortie de ma lecture avec un goût amer dans la bouche et j'ai adoré ça.

Le petit plus : la superbe couverture de Zariel et les annexes qui permettent d'approfondir le sujet.

mardi 29 janvier 2013

Concours pour gagner le dernier recueil de Léo Henry

Les éditions ActuSF s'associent aux éditions de La Volte pour vous offrir le dernier recueil de Léo Henry : Le diable est au piano.





Petite présentation du recueil par l'éditeur : 

1844 : le sorcier Aleister Crowley, revenu dans le temps, offre à Edgar Poe son plus fameux poème. 1927 : Blaise Cendrars et Corto Maltese passent les fêtes à Rio sur la piste d’un serial killer. 1936 : George Orwell et Indiana Jones s’allient contre le fascisme espagnol. En des temps plus incertains, on exhume des textes inédits du cerveau d’écrivains comateux, on se rend à Prague pour surmonter ses phobies littéraires ou on échange, avec le Diable, son talent contre une âme (et non l’inverse). On trouvera aussi, dans ce recueil de nouvelles fantastiques, fantasques, borderlines ou pleinement réalistes (souvent les plus étranges) : une machine à piéger les paroles, un pionnier de l’aviation, des pirates surinamiens, des dieux égyptiens et hindous, des filles peu vêtues (dont une est un robot), des explorateurs de terres lointaines, des fous de toutes sortes et quelques vrais fantômes.

Nouvelles réunies par Richard Comballot, préface de Mélanie Fazi.


Pour tenter votre chance, c'est par ici.

lundi 28 janvier 2013

Les nominés pour le GPI sont...

(Bon, nous nous intéressons principalement aux nouvelles sur ce blog, cela ne nous empêche pas de nous tenir informées de ce qui se passe dans le milieu de la SFFF).

L'affiche est celle de l'année dernière : 



Alors, voici la liste des nominés :
1) Roman francophone

La Nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen (Robert Laffont)
Les Derniers parfaits de Paul Béorn (Mnémos)
Oniromaque de Jacques Boireau (Armada)
Elliot du Néant de David Calvo (La Volte)
Du sel sous les paupières de Thomas Day (Gallimard)
Points chauds de Laurent Genefort (Le Bélial')
Mimosa de Vincent Gessler (L'Atalante)
Exodes de Jean-Marc Ligny (L'Atalante)
120 journées de Jérôme Noirez (Calmann-Lévy)
Le Premier sang de Sire Cédric (Le Pré aux Clercs)
Vestiges de Laurence Suhner (L'Atalante)

2) Roman étranger

Tau Zéro de Poul Anderson (Le Bélial')
La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)
Le Château d'Eymerich de Valerio Evangelisti (La Volte)
Enig Marcheur de Russell Hoban (Monsieur Toussaint Louverture)
Princes de la pègre de Douglas Hulick (L'Atalante)
Butcher Bird de Richard Kadrey (Denoël)
Le Prince écorché de Mark Lawrence (Bragelonne)
Le Retour des morts de John Ajvide Lindqvist (Télémaque)
Descendre en marche de Jeff Noon (La Volte)
L'Alliage de la justice de Brandon Sanderson (Calmann-Lévy)
Black-out de Connie Willis (Bragelonne)

3) Nouvelle francophone
"Une stupéfiante salve d'escarbilles de houille écarlate" de Alain Damasio (in Aucun souvenir assez solide, La Volte)
Women in chains (recueil) de Thomas Day (ActuSF)
"J'atteindrai le pôle nord" de Gulzar Joby (in Galaxies n°18 )
Tadjélé, récits d'exil (recueil) de Léo Henry, Laurent Kloetzer, Jacques Mucchielli & Stéphane Perger(Dystopia)
Des nouvelles de Ta-Shima (recueil) de Adriana Lorusso (Ad Astra)
"La Dernière chasse de Joliot de Lourche" de Jérôme Noirez (in Féérie pour les ténèbres 2, Le Bélial')
Une collection très particulière (recueil) de Bernard Quiriny (Seuil)
Le prophète et le vizir (recueil) de Yves et Ada Rémy (Dystopia)

4) Nouvelle étrangère
"Les Mains de son mari" de Adam-Troy Castro (in Angle mort n°6)
Les Dames de Grâce Adieu (recueil) de Susanna Clarke (Laffont)
"Les Robots" de Cory Doctorow (in Bifrost n°66)
Manhattan à l'envers (recueil) de Peter F. Hamilton (Bragelonne)
"L'Avenir du marché des souvenirs" de Nina Kiriki Hoffman (in Bifrost n°65)
"Poneys" de Kij Johnson (in Angle mort n°7)
"Le Conte du maître meunier" de Ian R. MacLeod (in Fiction n°14)
"La petite déesse" de Ian McDonald (in Bifrost n°68 )
"Les autres livres" de Ramiro Sanchiz (in Galaxies n°16)

5) Roman jeunesse francophone
Nuit brûlée de Charlotte Bousquet (L'Archipel)
Black Rain - Saison 1 (tomes 1 et 2) de Chris Debien (Flammarion)
Kaleb - Saison 1 de Myra Eljundir (Robert Laffont)
La Dernière lame de Estelle Faye (Le Pré aux Clercs)
Ici-bas de Yves Grevet (Syros)
Magies secrètes de Hervé Jubert (Le Pré aux Clercs)
Le Puits des mémoires (tomes 1 et 2) de Gabriel Katz (Scrineo)
Le Maître des hybrides de Stéphane Tamaillon (Gründ)

6) Roman jeunesse étranger

Little Brother de Cory Doctorow (Pocket)
Jennifer Strange, dresseuse de Quarkons de Jasper Fforde (Fleuve Noir)
BZRK de Michael Grant (Gallimard)
Zombies Panic de Kirsty McKay (Seuil)
Quelques minutes après minuit de Patrick Ness (Gallimard)
Time Riders (tomes 1 à 3) de Alex Scarrow (Nathan)
Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette)

7) Prix Jacques Chambon de la traduction
Florence Bury pour Princes de la pègre de Douglas Hulick (L'Atalante)
Camille Croqueloup pour Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette)
Sara Doke pour La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)
Pierre-Paul Durastanti pour Zendegi de Greg Egan (Le Bélial') & "Le Régime du singe" de George R.R. Martin (Bifrost n°67)
Patrick Imbert pour Robocalypse de Daniel H. Wilson (Fleuve Noir)
Gilles Goullet pour ßéhémoth de Peter Watts (Fleuve Noir) & "La Petite déesse" de Ian McDonald (Bifrost n°68 )
Pascal Loubet pour L'École de la nuit de Deborah Harkness (Calmann-Lévy)
Jean-Pierre Pugi pour La Maison des derviches de Ian McDonald (Denoël) & Butcher Bird de Richard Kadrey (Denoël)
Nicolas Richard pour Enig Marcheur de Russell Hoban (Monsieur Toussaint Louverture)

8 ) Prix Wojtek Siudmak du graphisme

David Alvarez pour Rétro-futur ! de Raphaël Colson (Les Moutons électriques)
Pascal Blanché pour Derelict Planet (CFSL Ink)
Jeannie Harrell pour Little Brother de Cory Doctorow (Pocket)
Stéphane Perger pour Tadjélé. Récits d'exil de Léo Henry, Laurent Kloetzer, Jacques Mucchielli & Stéphane Perger (Dystopia)
Aurélien Police pour Féérie pour les ténèbres (Intégrales 1 & 2) de Jérôme Noirez (Le Bélial')
Jean-Sébastien Rossbach pour Burning Inside (CFSL Ink)
Eric Scala pour Le Cycle de Lanmeur (Intégrale 1 & 2) de Christian Léourier(Ad Astra)
Shaun Tan pour La Chose perdue et L'Oiseau roi et autres dessins (Gallimard)

9) BD / Comics

Azimut (tome 1) de Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae (Vents d'Ouest)
Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres (Milady Graphics)
Les Contes de l'ère du Cobra (tomes 1 & 2) de Enrique Fernandez (Glénat)
Crusades (tomes 1 à 3) de Izu, Alex Nikolavitch et Xiaoyu Zhang (Les Humanoïdes Associés)
Daytripper de Gabriel Bà et Fàbio Moon (Urban Comics)
Freaks'Squeele (tomes 1 à 5) de Florent Maudoux (Ankama)
Ghostopolis de Doug Tennapel (Milady Graphics)
Masqué (tomes 1 & 2) de Serge Lehman et Stéphane Créty (Delcourt)
La Protectrice de Keko (Actes Sud. L'an 2)
Turf (tomes 1 & 2) de Jonathan Ross et Tommy Lee Edwards (Emmanuel Proust)
Zaya (tomes 1 & 2) de Jean-David Morvan et Huanjiawei (Dargaud)

10) Manga

Black Paradox de Junji Ito (Tonkam)
Billy Bat (tomes 1 à 5) de Takashi Nagasaki et Naoko Urasawa (Pika)
City Hall (tomes 1 & 2) de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre (Ankama)
Les Enfants de la mer (tomes 1 & 2) de Daisuke Igarashi (Sarbacane)
Hakaiju (tomes 1 à 7) de Shingo Honda (Tonkam)
I am a hero (tomes 1 à 3) de Kengo Hanazawa (Kana)
Sanctum (tomes 1 à 5) de Masao Yajima et Boichi (Glénat)
The Arms Peddler (tomes 1 à 5) de Kyoichi Nanatsuki et Night Owl (Ki-oon)
Thermae Romae (tomes 1 à 4) de Mari Yamazaki (Sakka)

11) Essai

L'Homme-machine et ses avatars sous la direction de Marc Atallah et Dominique Kunz Westerhoff (Vrin)
La science-fiction en France de Simon Bréan (Presses de l'Université de Paris-Sorbonne)
Rétro-futur ! de Raphaël Colson (Les Moutons électriques)
Petite philosophie du zombie de Maxime Coulombe (Presses Universitaires de France)
Bram Stoker. Dans l'ombre de Dracula de Alain Pozzuoli (Pascal Galodé)
Ces Français qui ont écrit demain de Natacha Vas Deyres (Honoré Champion)

12) Prix spécial

Les éditions "Ad Astra" pour la publication de l'intégrale du Cycle de Lanmeur (2 volumes) de Christian Léourier
Le label "Delirium" pour la publication des anthologies Creepy et Eerie
Des cheveux fous de Neil Gaiman et Dave McKean (Au Diable Vauvert)
Créatures fantastiques et monstres au cinéma de John Landis (Flammarion)
La SF sous les feux de la science de Roland Lehoucq, recueil des articles parus dans la revue Bifrost (Le Pommier)
L'Univers de la Science-Fiction... et au-delà de Michael Mallory (Rizzoli New York)
Féérie pour les ténèbres (Intégrales 1 & 2) de Jérôme Noirez (Le Bélial')
La Malédiction des loups de Camille Renversade et Frédéric Lisak (Petite Plume de Carotte)
La Guerre des règnes de Joseph-Henry Rosny Aîné, recueil présenté par Serge Lehman (Bragelonne)

Les lauréats seront annoncés lors du festival des Étonnants Voyageurs à St-Malo (du 18 au 20 mai)

jeudi 24 janvier 2013

Dans les liseuses

Amis auteurs de nouvelles/novellas/séries/formats courts, hauts les coeurs ! Les éditions Voy'el ouvrent leur nouvelle collection numérique E-courts.




Pour plus d'infos, n'hésitez pas à aller faire un tour sur la page de la collection. 

Ne nous reste plus qu'à attendre les prochaines sorties  !

Sortie de la semaine (passée)

Et une nouvelle sortie en ce mois de février ! Le webzine Mots & Légendes à préparé un numéro spécial Catacombes et fonds marins. 




 

Au sommaire, 6 nouvelles de plus connues et d'autres un peu moins : 

Noyer le poison de Marie-Anne Cleden, illustré par Pascal Vitte Le parfum du pouvoir de Hans Delrue, illustré par Florent Daniel Centon des carrières du Val-de-Grâce de Gilles Thomas, illustré par Misti Le gardien au fond du puits de Geoffrey Legrand, illustré par Virginie Jaydem Le dernier palier de Grégory Covin, illustré par Vaelyane Lettre à l'humanité de Florent Lenhardt, illustré par Gilles Brauneisen

Le tout servi avec de belles illustrations et les commentaires des illustrateurs (ce que je trouve toujours très appréciable).

Pour le télécharger, c'est par là que ça se passe.

mercredi 23 janvier 2013

Aux nouvelles

Parce que je suis particulièrement contente de mes derniers achats (merci à Taly de l'Antre-Monde qui m'a conseillé le recueil de Vanessa Terral dont la première nouvelle m'a déjà conquise), je les partage avec vous (il y a aussi le Galaxie n°19 mais je l'ai oublié sur la photo). 



De gauche à droite :
Ainsi commence la Nuit de Vanessa Terral
La guerrière fantôme de Syven
Vampire malgré lui anthologie dirigée par Marianne Stern


Bon, il y a le roman de Syven (la Guerrière fantôme) qui n'a rien à voir avec le blog mais la couverture est quand même magnifique et j'ai craqué.

Des lectures que j'ai hâte d'entamer ! (Mais avant ça, il y a la série Toxic de Stephane Desienne chez Walrus et le billet sur Women in chains de Thomas Day que je dois fignoler).

Relire Hopper - Alain Cueff

Aujourd'hui, je me lance dans un exercice périlleux : mêler chronique littéraire et illustration artistique. L'idée m'est venue en allant voir la magnifique exposition de Hopper au Grand Palais à Paris. Quand j'ai vu ce livre, je n'ai pas résisté :

Titre : Relire Hopper
Anthologiste : Alain Cueff
Auteurs : Paul Auster, Ann Beattie, Norman Mailer, Leonard Michaels, Walter Mosley, Grace Paley, James Salter.
Editeur : Réunion des musées nationaux - Grand Palais
Prix : 12 euros.

Couverture : Edward Hopper, Compartment C, Car 293
Cette anthologie réunit des textes de sept auteurs américains, pour la plupart extraits de romans ou d'anthologies, qui se rapprochent de l'univers de Hopper, touchant des thèmes chers à l'artiste comme les héros ordinaires et solitaires, les loisirs, le décors américains, la ville. Dommage que chaque texte ne soit pas illustré, mais je vais pallier à ce manque rien que pour vous^^

*"La plus belle chose du monde" de Norman Mailer, extrait de Advertisements for Myself.
Le voyage haletant d'un vagabond nous entraîne d'un bar routier à une salle de billard. Les décors et les situations paraissent banales, mais la tension est palpable et on tremble pour le héros.

Détail de Nighhawks, par Hopper.
Voilà notre héros assis au bar .
*"L'homme soucieux" de Grace Paley, extrait d'Enorme changement de dernière minute.
La vie d'un homme ordinaire bascule deux fois en quelques mois à cause de sa jolie voisine. Une histoire qui va à l'essentiel, dépouillée, au rythme effrenné.

Summer Evening, Hopper.
Deux voisins en pleine discussion ?
*"Le rien qui n'est pas là" de Leonard Michaels. 
Un essai sur le tableau New York Movie de Hopper. L'auteur nous fait part des fantasmes que suscitent pour lui l'ouvreuse du tableau.

New York Movie, Hopper.
Il est vrai que l'ouvreuse est plutôt jolie^^

*"J'ai créé mon néant" de Paul Auster, extrait de Moon Palace.
Un jeune new-yorkais raconte comment sa vie s'est transformée quand il s'est retrouvé dans la rue, livré à lui-même. Il se réfugie à central Park. Une réflexion poignante sur la solitude et la survie en ville.

Solitary Figure in a Theatre, Hopper
Notre héros se réfugie à un moment dans un théâtre faisant office de cinéma.
*"Crépuscule" de James Salter, extrait d'American Express.
Une femme abandonnée par ses proches fait tout pour se raccrocher à la vie. Un texte mélancolique et touchant.

South California Morning, Hopper.
Je sais que le texte s'intitule "Crépuscule", mais Hopper a surtout peint des matins ou des nuits. Voilà donc le tableau qui rejoint le plus l'ambiance de la nouvelle selon moi.
*"Cape Cod Evening" de Ann Beattie, extrait de Edward Hopper and the american imagination.
Ce récit nous plonge dans les réflexions d'une femme qui doit supporter son frère taciturne au chômage et le départ de son mari. Heureusement, ses voisins sont le peintre Hopper et sa femme Joséphine. Le ton est léger et agréable malgré la gravité de la situation de l'héroïne.

Cape Cod Evening, Hopper.
On y retrouve certains personnages du texte, dont l'héroïne.
*"L'Ombre écarlate" de Walter Mosley, extrait de L'Âme d'un héros.
Un homme retrouve son coq mort et un jeune homme suspect devant sa maison. Il le met face à ses responsabilités. Une histoire qui met en scène deux criminels devant lesquels on se surprend à s'attendrir.

Gloucester Mansion, Hopper.
L'action prend place dans un quartier pauvre.
Voilà, j'espère que vous apprécierez cette visite guidée dans l'univers de Hopper !
M.