mardi 5 mars 2013

Fragments d'une fantasy antique.

Anecdote : Grande amatrice de mythologie, je suis entrée dans le microcosme de la littérature SFFF française à travers l'anthologie Les Héritiers d'Homère (éditions Argemmios). Lorsque j'ai appris que Mnémos allait sortir un recueil autour des mythologies gréco-romaines, je me suis armée de patience pour en attendre la sortie. 



 


Titre : Fragments d'une fantasy antique

Auteurs : Romain Aspe, Fabien Clavel, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Jeanne A. Debats, Nicolas Delong, Sylvie Miller & Philippe Wrad, Rachel Tanner.

Anthologiste :
David K. Nouvel

Éditeur :
Mnémos

Nombre de pages : 240 pages

Prix : 17 €

Couverture :
Rainbowchaser / Dreamstime

Quatrième de couverture
: N’avez-vous jamais rêvé de… 

Devenir le plus grand architecte du monde ?
Trouver des fragments perdus d’un roman à succès ?
Vous venger des Dieux… ou bien devenir leur détective privé attitré ?
Toucher un objet et savoir tout de son histoire ?
Répondre à la célèbre énigme du Sphinx ?
Mettre un terme à la faim dans le monde ?
Ou aimer un bel Apollon au point de l’avoir dans la peau ?

Neuf auteurs français, guidés par Homère et Virgile, sont partis en expédition dans le royaume d’Hypnos cueillir pour vous ces quelques fragments de rêves, et, telle une Pénélope des temps modernes, les ont tissés pour en faire des histoires, belles et vives, sanglantes et graves, anciennes et modernes. Ils ont, lors de leur périple, parcouru les immenses domaines de Rome et d’Athènes, parlé aux Dieux, mangé à la table de Trimalchion et se sont reposés sur les bords du Vésuve endormi. De retour sur nos rivages, ils sont maintenant le souffle contemporain des Muses. Écoutez leur chant, lisez leur prose, dégustez-les.
Ils sont à vous.

Ces huit nouvelles ont été écrites dans le cadre du colloque « L’Antiquité gréco-latine aux sources de l’imaginaire contemporain » (7-9 juin 2012), organisé avec le soutien de l’École Pratique des Hautes Études et de l’Université de Rouen, afin de démontrer la vivacité de l’héritage gréco-latin dans les fictions contemporaines de Fantastique, Fantasy et Science-fiction.

Mon avis :


Dans l'ensemble, je dois reconnaître que j'ai bien fait d'attendre. Cette anthologie a été à la hauteur de mes attentes et plus encore.

Tout d'abord, avec la première nouvelle, « Sur un fragment perdu du Satyricon ». En choisissant d'écrire un des chapitres perdus du Satyricon, Fabien Clavel se met sous le patronage des grands auteurs antiques. Plutôt que de s'appuyer sur un mythe, il préfère travailler autour de la mythologie qui s'est créée autour de ce texte. L'histoire qui est racontée dans ce fragment perdu est celle d' homme qui va tomber sous le charme de Giton et tout faire pour se rapprocher au plus de l'être aimer. Au-delà de l'histoire d'amour, il y a une véritable mise ne avant de la vie Romaine. Les cultes, la vie quotidienne, la religion, tout y passe, il y a non seulement une vraie recherche sur la société mais aussi une recherche sur le style du Satiricon. Un bel exploit de la part de l'auteur et une jolie ouverture.

Le texte suivant, « Le miroir d’Electre » de Jeanne-A. Debats est étrange. Aujourd'hui encore, je ne sais si je l'ai aimé ou non. Il y a une complexité chez les personnages qui m'a perdu. L'absurdité de l'univers avait des reflets de l'Écume des jours mais je m'y suis parfois un peu trop perdue (m'accrochant au titre comme à une bouée). La manière dont Jeanne-A. Debats revisite le mythe d'Electre est intéressant et j'aurai aimé que le texte ce recentre sur le mythe plutôt que sur l'idée tentaculaire dévoilée à la fin (et qui m'a semblé trop compliqué à appréhender).

En revisitant le mythe du labyrinthe, Romain Aspe propose une nouvelle spirituelle sur les désirs des hommes. Icar est à la fois un fils aimant et un jeune homme qui brise les règles au risque de s'y brûler. Si j'ai trouvé le début intéressant mais sans trop savoir par quel bout le prendre, la réflexion sur la vraie nature du Labyrinthe m'a conquise et j'en suis sortie avec ce sentiment étrange entre l'incompréhension et l'émerveillement.

« Le Sphynx » de Rachel Tanner est une nouvelle extrêmement courte et efficace. L'angle d'approche est surprenant et j'en ai aimé l'aura de noirceur qui l'enveloppe. La figure du sphinx est magistralement mise en avant avec tout ce qu'elle a de bestial et de cruel. Savoureux !

Avec « Faisabilité et intérêt zootechniques de la métamorphose de masse », Lionel Davoust nous propose une nouvelle qui prend la forme d'un rapport tout ce qu'il y a de plus officiel. Si ce genre de lecture me rebute la plupart du temps, ici, les références mythologiques distillées petit à petit et les touches d'humour noir m'ont plusieurs fois fait sourire et j'ai trouvé dans ce mélange entre mythologie et procédure un ton parfaitement délectable.

Il y a dans « Les Dieux veulent, les Dieux prennent », une réflexion sur l'être et le changement qui m'a beaucoup plu. Comment un personnage peut-il devenir son opposé (physiquement et moralement) par la faute des dieux ? Comment la colère, la rancune, peut-elle diriger toute une vie ? Nicolas Delong répond à ses questions avec une sensibilité certaine et ses personnages se nappent d'un voile de douleur et de vengeance.

Ayant déjà eu affaire au détective de Philippe Ward et Sylvie Miller, j'ai commencé « Voir Pompéi et mourir » un peu à reculons (non seulement elle est longue mais je n'apprécie pas plus que ça les aventures de Lasser). Ce n'est clairement pas une nouvelle pour moi. Trop de pulp, de rebondissement, trop peu de réflexions sur la mythologie. J'aime une nouvelle lorsqu'elle m'emporte intellectuellement pas lorsqu'elle est simplement divertissante et je n'ai malheureusement vu que le côté divertissant dans celle-ci. Je ne dis pas qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle, loin de là, les personnages sont dynamiques, l'intrigue intrigante, le côté pulp très bien dosé ; je suis certaine qu'elle peut plaire à beaucoup de monde, mais je ne suis clairement pas le public visé. Dommage.

« À couteau » de Nathalie Dau, qui vient clôturer l'anthologie est une pépite. Je m'attendais à beaucoup de choses lorsque j'ai vu le nom de l'auteur sur la couverture mais je ne pensais pas être surprise à ce point. On y retrouve la plume ultra-sensible de Nathalie Dau qui peint les sentiments humains (notamment les plus sombres) avec une justesse qui m'a fait frissonner. Apollon, dieu solaire et lumineux, se fait de plus en plus obscur, de plus en plus terrible, de plus en plus divin. Le mythe est pris sous un angle nouveau et Marsyas devient l'amant et non plus le rival. Mais toutes les histoires ont une fin et Nathalie Dau fait preuve d'un équilibre entre délicatesse et cruauté admirables pour clore la sienne en beauté.

Le petit plus : la maquette intérieure, camaïeu de brun et beige claire.

dimanche 3 mars 2013

NdS #17 Le chant du cygne - Bénédicte Coudière

Le chant du cygne de Bénédicte Coudière

Pourquoi lire cette nouvelle ?
Pour la poésie et le rythme à la fois saccadé et lancinant qui parcourent le texte.

Une scène clé ? 

Lorsque Julie commence à danser. Il y a un équilibre certain entre la fatigue du corps et la détermination de l'esprit et cet équilibre est retranscrit par la plume de Bénédicte Coudière.

Un personnage ? 

Dans un texte aussi court, il est difficile de s'attacher à d'autres personnages que le principal. Julie la danseuse à la mentalité de fer qui est grignotée petit à petit par autre chose.

Un petit aperçu ?
Bras tendu vers elle en guise d'invite, il s'est figé dans son mouvement en voyant qu'elle ne se relevait pas. Depuis quelques longues minutes maintenant, il attend, un sourire crispé peint sur le visage. Puis, lentement, d'un petit entrechat, il se rapproche de Julie.

Où trouver la nouvelle ? 

Dans l'anthologie du festival Zone Franche, L'amicale des jeteurs de sorts. Disponible sur le site des éditions Malpertuis et commandable dans toutes les librairies.

I.

vendredi 1 mars 2013

Rose-thé et gris-souris de Marie-Catherine Daniel

Anecdote : Alors que le blog était au point mort, j'ai reçu un mail de Marilyn Stellini, l'éditrice des Roses Bleues, me demandant si j'étais intéressée par la lecture et la chronique du texte de Marie-Catherine Daniel. J'ai bien sur dit oui et j'en profite pour remercier les Roses Bleues d'avoir pensé à nous envoyé ce texte, je me suis régalée. 



 


Titre : Rose-thé et gris-souris.

Auteur : Marie-Catherine Daniel

Éditeur : Les Roses bleues

Prix : 16.30€

Quatrième de couverture :



"Elle, c’est Gertrude. Y a pas idée d’avoir un tel nom et ça lui pose problème depuis la maternelle. Il y a peu, elle a décidé qu’en fait, c’était pas son vrai nom. Elle a décidé que son vrai nom, c’était Cunégonde. Elle a un humour particulier, Gertrude.
[...] Lui, c'est Dégage. C’est un chien bien élevé, alors quand on l'appelle, il obéit : il va planquer sa gale dans les cartons sous l'auvent. Il y a encore l'odeur de ses colocataires. Mais à peine désormais, parce que les humains ont arrosé l'endroit avec leurs produits détergents mais aussi parce que tous les vieux cartons ont disparu avec la meute." 

Rose-thé et gris-souris est l'histoire d'une jeune femme blessée par la vie qui, grâce à l'optimisme tenace d'un chien en quête d'amour, finit par accepter de s'ouvrir à son entourage. 
Bouleversants de tendresse l'air de ne pas y toucher, les personnages singuliers et attachants de Gertrude et du chien Dégage ne laisseront personne indifférent.

Mon avis :

Gertrude est une femme tout ce qu'il y a de plus banal, avec ses désirs, ses fantômes, ses appréhensions. Dégage, lui, est un jeune chien qui cherche une meute après avoir perdu la sienne. Ils vont se rencontrer, se tourner autour, s'éviter, se chercher. Et j'ai suivi ces vies qui se croisent avec un plaisir grandissant. Marie-Catherine Daniel nous offre une fable emplie de douceur. J'ai trouvé une profondeur extrêmement touchante chez Dégage, quelque chose de terriblement humain et à la fois de terriblement animal, définitivement attachant. La plume de l'auteur est légère, teintée d'une normalité saisissante qui nous entraîne au plus près des personnages. Ceux-ci ne sont pas plus grands, tourmentés, forts, désespérés que d'autres. Ils sont, tout simplement. Ils vivent leur vie comme si de rien n'était comme s'ils n'étaient pas des personnages mais de vrais humains. Une jolie histoire sans prétention et c'est peut-être ce qui en fait la force.

I.

dimanche 10 février 2013

NdS #16 Mystères de Vanessa Terral

Mystères de Vanessa Terral

Pourquoi lire cette nouvelle ?
Parce qu'elle introduit bien l'univers de Vanessa Terral, à la fois sombre et ponctué d'humour grinçant.

Une scène clé ?
La fin, lorsque le personnage se révèle à nouveau.

Un personnage ?
On les voit à peine mais j'ai trouvé Aimée et Désirée très intrigantes.

Un petit aperçu ?
Les suivantes se trouvèrent dans les cellules 304 er 305, les jumelles AImée et Désirée.  Carmilla s'était toujours dit qu'elle aussi serait devenue folle avec des prénoms pareils, surtout quand on savait que les deux gamines furent abandonnées à l'âge d'un an et demi dans une benne à ordures, leur patronyme accroché autour de leur cou [...]

Où trouver la nouvelle ? 
Dans le recueil Ainsi commence la Nuit que vous pouvez commander ici ou en version liseuse (ici pour les epub, là pour les formats mobi) (pour plus d'informations, n'hésitez pas à faire un tour sur le blog de l'auteur)



mercredi 6 février 2013

Sortie - L'Après-dieux - Maëlig Duval

Vous habitez Paris ou ses environs ? Vous pensiez venir faire un tour dans la capitale le week-end prochain ? Vous aimez les littératures de l'imaginaire ?

Eh bien, si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à faire un saut à la librairie l'Antre-Monde samedi prochain. Vous aurez la chance d'y croiser Maëlig Duval, l'auteur de l'Après-dieux qui y sera pour dédicacer sa novella et parler de tout et de rien avec sa bonne humeur habituelle.



Avis aux amateurs !

mardi 5 février 2013

Présumé coupable - Isabelle Guso

Anecdote : C'est la première novella qui m'est tombée dans les mains aussi, j'en garde un souvenir particulier. À l'époque de sa sortie, le texte a fait beaucoup

Titre : Présumé Coupable


Auteur : Isabelle Guso



Éditeur : Griffe d'Encre

Nombre de pages : 91

Prix : 9 €

Illustration : Zariel

Quatrième de couverture : 

Autour de mes démons, une armure de papier.
Mon Peter Pan dans sa tombe, ma forteresse.
Mentir puisqu’il le faut.
Lutter seul.
Et tenir bon.



Mon avis :
Il est difficile de parler de ce texte sans en dévoiler la thématique. De quoi parler alors ? Du personnage d'abord : un homme. Pas un homme simple (qui se prétend être simple ?), avec ses désirs, ses espérances et ses démons. Avec ses peurs aussi qu'il garde pour lui jusqu’à ce qu'un soir, après avoir peut-être trop bu (ou bien est-ce la pression, le besoin de parler qui s'est fait plus fort ?), il met un mot sur ce qu'il est.

C'est à ce moment qu'a commencé ma réflexion. Et je pense que c'est elle qui donne sa profondeur au texte d'Isabelle Guso. Il y a un équilibre entre la justesse et la simplicité de ses mots, des émotions de ses personnages. Sa manière de faire parler son héros est puissante, elle m'a enserré le coeur. Elle a réussi à ne pas le rendre pathétique mais à lui donner une profondeur qui amène à s'interroger sur son mal. Dans un univers à la fois trouble, cru et onirique, on va suivre cet homme dans son voyage à travers le Japon et jusqu'au plus profond de son esprit.


Je suis sortie de ma lecture avec un goût amer dans la bouche et j'ai adoré ça.

Le petit plus : la superbe couverture de Zariel et les annexes qui permettent d'approfondir le sujet.

mardi 29 janvier 2013

Concours pour gagner le dernier recueil de Léo Henry

Les éditions ActuSF s'associent aux éditions de La Volte pour vous offrir le dernier recueil de Léo Henry : Le diable est au piano.





Petite présentation du recueil par l'éditeur : 

1844 : le sorcier Aleister Crowley, revenu dans le temps, offre à Edgar Poe son plus fameux poème. 1927 : Blaise Cendrars et Corto Maltese passent les fêtes à Rio sur la piste d’un serial killer. 1936 : George Orwell et Indiana Jones s’allient contre le fascisme espagnol. En des temps plus incertains, on exhume des textes inédits du cerveau d’écrivains comateux, on se rend à Prague pour surmonter ses phobies littéraires ou on échange, avec le Diable, son talent contre une âme (et non l’inverse). On trouvera aussi, dans ce recueil de nouvelles fantastiques, fantasques, borderlines ou pleinement réalistes (souvent les plus étranges) : une machine à piéger les paroles, un pionnier de l’aviation, des pirates surinamiens, des dieux égyptiens et hindous, des filles peu vêtues (dont une est un robot), des explorateurs de terres lointaines, des fous de toutes sortes et quelques vrais fantômes.

Nouvelles réunies par Richard Comballot, préface de Mélanie Fazi.


Pour tenter votre chance, c'est par ici.

lundi 28 janvier 2013

Les nominés pour le GPI sont...

(Bon, nous nous intéressons principalement aux nouvelles sur ce blog, cela ne nous empêche pas de nous tenir informées de ce qui se passe dans le milieu de la SFFF).

L'affiche est celle de l'année dernière : 



Alors, voici la liste des nominés :
1) Roman francophone

La Nuit a dévoré le monde de Pit Agarmen (Robert Laffont)
Les Derniers parfaits de Paul Béorn (Mnémos)
Oniromaque de Jacques Boireau (Armada)
Elliot du Néant de David Calvo (La Volte)
Du sel sous les paupières de Thomas Day (Gallimard)
Points chauds de Laurent Genefort (Le Bélial')
Mimosa de Vincent Gessler (L'Atalante)
Exodes de Jean-Marc Ligny (L'Atalante)
120 journées de Jérôme Noirez (Calmann-Lévy)
Le Premier sang de Sire Cédric (Le Pré aux Clercs)
Vestiges de Laurence Suhner (L'Atalante)

2) Roman étranger

Tau Zéro de Poul Anderson (Le Bélial')
La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)
Le Château d'Eymerich de Valerio Evangelisti (La Volte)
Enig Marcheur de Russell Hoban (Monsieur Toussaint Louverture)
Princes de la pègre de Douglas Hulick (L'Atalante)
Butcher Bird de Richard Kadrey (Denoël)
Le Prince écorché de Mark Lawrence (Bragelonne)
Le Retour des morts de John Ajvide Lindqvist (Télémaque)
Descendre en marche de Jeff Noon (La Volte)
L'Alliage de la justice de Brandon Sanderson (Calmann-Lévy)
Black-out de Connie Willis (Bragelonne)

3) Nouvelle francophone
"Une stupéfiante salve d'escarbilles de houille écarlate" de Alain Damasio (in Aucun souvenir assez solide, La Volte)
Women in chains (recueil) de Thomas Day (ActuSF)
"J'atteindrai le pôle nord" de Gulzar Joby (in Galaxies n°18 )
Tadjélé, récits d'exil (recueil) de Léo Henry, Laurent Kloetzer, Jacques Mucchielli & Stéphane Perger(Dystopia)
Des nouvelles de Ta-Shima (recueil) de Adriana Lorusso (Ad Astra)
"La Dernière chasse de Joliot de Lourche" de Jérôme Noirez (in Féérie pour les ténèbres 2, Le Bélial')
Une collection très particulière (recueil) de Bernard Quiriny (Seuil)
Le prophète et le vizir (recueil) de Yves et Ada Rémy (Dystopia)

4) Nouvelle étrangère
"Les Mains de son mari" de Adam-Troy Castro (in Angle mort n°6)
Les Dames de Grâce Adieu (recueil) de Susanna Clarke (Laffont)
"Les Robots" de Cory Doctorow (in Bifrost n°66)
Manhattan à l'envers (recueil) de Peter F. Hamilton (Bragelonne)
"L'Avenir du marché des souvenirs" de Nina Kiriki Hoffman (in Bifrost n°65)
"Poneys" de Kij Johnson (in Angle mort n°7)
"Le Conte du maître meunier" de Ian R. MacLeod (in Fiction n°14)
"La petite déesse" de Ian McDonald (in Bifrost n°68 )
"Les autres livres" de Ramiro Sanchiz (in Galaxies n°16)

5) Roman jeunesse francophone
Nuit brûlée de Charlotte Bousquet (L'Archipel)
Black Rain - Saison 1 (tomes 1 et 2) de Chris Debien (Flammarion)
Kaleb - Saison 1 de Myra Eljundir (Robert Laffont)
La Dernière lame de Estelle Faye (Le Pré aux Clercs)
Ici-bas de Yves Grevet (Syros)
Magies secrètes de Hervé Jubert (Le Pré aux Clercs)
Le Puits des mémoires (tomes 1 et 2) de Gabriel Katz (Scrineo)
Le Maître des hybrides de Stéphane Tamaillon (Gründ)

6) Roman jeunesse étranger

Little Brother de Cory Doctorow (Pocket)
Jennifer Strange, dresseuse de Quarkons de Jasper Fforde (Fleuve Noir)
BZRK de Michael Grant (Gallimard)
Zombies Panic de Kirsty McKay (Seuil)
Quelques minutes après minuit de Patrick Ness (Gallimard)
Time Riders (tomes 1 à 3) de Alex Scarrow (Nathan)
Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette)

7) Prix Jacques Chambon de la traduction
Florence Bury pour Princes de la pègre de Douglas Hulick (L'Atalante)
Camille Croqueloup pour Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette)
Sara Doke pour La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au Diable Vauvert)
Pierre-Paul Durastanti pour Zendegi de Greg Egan (Le Bélial') & "Le Régime du singe" de George R.R. Martin (Bifrost n°67)
Patrick Imbert pour Robocalypse de Daniel H. Wilson (Fleuve Noir)
Gilles Goullet pour ßéhémoth de Peter Watts (Fleuve Noir) & "La Petite déesse" de Ian McDonald (Bifrost n°68 )
Pascal Loubet pour L'École de la nuit de Deborah Harkness (Calmann-Lévy)
Jean-Pierre Pugi pour La Maison des derviches de Ian McDonald (Denoël) & Butcher Bird de Richard Kadrey (Denoël)
Nicolas Richard pour Enig Marcheur de Russell Hoban (Monsieur Toussaint Louverture)

8 ) Prix Wojtek Siudmak du graphisme

David Alvarez pour Rétro-futur ! de Raphaël Colson (Les Moutons électriques)
Pascal Blanché pour Derelict Planet (CFSL Ink)
Jeannie Harrell pour Little Brother de Cory Doctorow (Pocket)
Stéphane Perger pour Tadjélé. Récits d'exil de Léo Henry, Laurent Kloetzer, Jacques Mucchielli & Stéphane Perger (Dystopia)
Aurélien Police pour Féérie pour les ténèbres (Intégrales 1 & 2) de Jérôme Noirez (Le Bélial')
Jean-Sébastien Rossbach pour Burning Inside (CFSL Ink)
Eric Scala pour Le Cycle de Lanmeur (Intégrale 1 & 2) de Christian Léourier(Ad Astra)
Shaun Tan pour La Chose perdue et L'Oiseau roi et autres dessins (Gallimard)

9) BD / Comics

Azimut (tome 1) de Wilfrid Lupano et Jean-Baptiste Andreae (Vents d'Ouest)
Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres (Milady Graphics)
Les Contes de l'ère du Cobra (tomes 1 & 2) de Enrique Fernandez (Glénat)
Crusades (tomes 1 à 3) de Izu, Alex Nikolavitch et Xiaoyu Zhang (Les Humanoïdes Associés)
Daytripper de Gabriel Bà et Fàbio Moon (Urban Comics)
Freaks'Squeele (tomes 1 à 5) de Florent Maudoux (Ankama)
Ghostopolis de Doug Tennapel (Milady Graphics)
Masqué (tomes 1 & 2) de Serge Lehman et Stéphane Créty (Delcourt)
La Protectrice de Keko (Actes Sud. L'an 2)
Turf (tomes 1 & 2) de Jonathan Ross et Tommy Lee Edwards (Emmanuel Proust)
Zaya (tomes 1 & 2) de Jean-David Morvan et Huanjiawei (Dargaud)

10) Manga

Black Paradox de Junji Ito (Tonkam)
Billy Bat (tomes 1 à 5) de Takashi Nagasaki et Naoko Urasawa (Pika)
City Hall (tomes 1 & 2) de Rémi Guérin et Guillaume Lapeyre (Ankama)
Les Enfants de la mer (tomes 1 & 2) de Daisuke Igarashi (Sarbacane)
Hakaiju (tomes 1 à 7) de Shingo Honda (Tonkam)
I am a hero (tomes 1 à 3) de Kengo Hanazawa (Kana)
Sanctum (tomes 1 à 5) de Masao Yajima et Boichi (Glénat)
The Arms Peddler (tomes 1 à 5) de Kyoichi Nanatsuki et Night Owl (Ki-oon)
Thermae Romae (tomes 1 à 4) de Mari Yamazaki (Sakka)

11) Essai

L'Homme-machine et ses avatars sous la direction de Marc Atallah et Dominique Kunz Westerhoff (Vrin)
La science-fiction en France de Simon Bréan (Presses de l'Université de Paris-Sorbonne)
Rétro-futur ! de Raphaël Colson (Les Moutons électriques)
Petite philosophie du zombie de Maxime Coulombe (Presses Universitaires de France)
Bram Stoker. Dans l'ombre de Dracula de Alain Pozzuoli (Pascal Galodé)
Ces Français qui ont écrit demain de Natacha Vas Deyres (Honoré Champion)

12) Prix spécial

Les éditions "Ad Astra" pour la publication de l'intégrale du Cycle de Lanmeur (2 volumes) de Christian Léourier
Le label "Delirium" pour la publication des anthologies Creepy et Eerie
Des cheveux fous de Neil Gaiman et Dave McKean (Au Diable Vauvert)
Créatures fantastiques et monstres au cinéma de John Landis (Flammarion)
La SF sous les feux de la science de Roland Lehoucq, recueil des articles parus dans la revue Bifrost (Le Pommier)
L'Univers de la Science-Fiction... et au-delà de Michael Mallory (Rizzoli New York)
Féérie pour les ténèbres (Intégrales 1 & 2) de Jérôme Noirez (Le Bélial')
La Malédiction des loups de Camille Renversade et Frédéric Lisak (Petite Plume de Carotte)
La Guerre des règnes de Joseph-Henry Rosny Aîné, recueil présenté par Serge Lehman (Bragelonne)

Les lauréats seront annoncés lors du festival des Étonnants Voyageurs à St-Malo (du 18 au 20 mai)

jeudi 24 janvier 2013

Dans les liseuses

Amis auteurs de nouvelles/novellas/séries/formats courts, hauts les coeurs ! Les éditions Voy'el ouvrent leur nouvelle collection numérique E-courts.




Pour plus d'infos, n'hésitez pas à aller faire un tour sur la page de la collection. 

Ne nous reste plus qu'à attendre les prochaines sorties  !